Waga Love

waga love-scène du film Si l’amour a produit de grands noms de la musique, c’est aussi un sujet qui inspire les réalisateurs et mobilise les cinéphiles devant les petits – il suffit de voir le succès des telenovelas et autres histoires romantiques indiennes – et les grands écrans. Je me souviens encore de l’intérêt du public burkinabè lorsque « Congé de mariage » était en salles. Cela risque d’être le même sort réservé à cette sitcom de Guy Désiré Yaméogo.

« Waga Love ». C’est la pancarte d’une agence matrimoniale. L’entreprise est installée dans les locaux d’une habitation ordinaire. Son but : permettre à des hommes et à des femmes, qui le souhaitent, de trouver l’âme sœur et de vivre une relation durable. Le film a démontré que le but poursuivi n’est pas une mince affaire.

Des promotrices, attaquantes de pointe

Sandra, la directrice est une jeune femme, belle et intelligente (selon la description de son père désabusé par son « travail »). Pourtant elle prend à cœur son projet, elle le considère comme tout autre métier. Son bureau est occupé par des classeurs où sont empilés les profils de chaque demandeur. Comme une profiler, elle consulte sa base de données à la recherche des personnes correspondantes aux besoins exprimés. Ensuite, elle organise les rendez-vous dans des lieux qui s’y prêtent : les abords d’une piscine d’hôtel (romantique, non ?).

Son assistante, une jeune femme tout aussi coquette qui n’a pas sa langue dans sa poche. Si vous recherchez un homme photogénique, charmant, gentil et romantique. Elle vous répondra : « Il n’existe pas. Tous les hommes sont pareils ! » Elle ne manquera pas non plus de vous prévenir sur les risques liés à votre choix. Disons qu’elle a réponse à tout et même aux assauts répétés sur son beau physique.

Une âme sœur cher payé

Le service rendu coûte 50 000 F CFA. Mais avant, il faut prononcer à haute et intelligible voix ses nom, prénom, numéro de téléphone et lieux de résidence. Seulement, tous les clients ne veulent pas exposer leur identité. Il vous reviendra d’énumérer les caractères moraux et physiques de la personne souhaitée. La dernière phase est une séance photo.

Un quartier pas très conciliant

Cette activité peu ordinaire trouble le voisinage. Vieux Dry, le père du propriétaire des locaux – un homme la quarantaine révolue, marié à une jeune fille qui refuse d’interrompre la prise de ses pilules contraceptives – veut coûte que coûte expulser ses nouveaux locataires. L’agence est aussi dans le collimateur d’un salon de coiffure. La raison est la voici : l’ex-compagnon de la patronne a comme nouvelle amante la directrice de « Waga Love ». Malgré les bruits de quartier, le taux de fréquentation de cette société hors du commun ne diminue pas.

Cocktail de mésaventures amoureuses

Ce film de 1h30 décrit le malaise que couvent les relations entre homme et femmes. C’est un chapelet de quelques déceptions amoureuses. Une adolescente qui tente de se suicider après une rupture avec son petit ami. Un homme riche à la recherche d’une femme intelligente pétrie de diplômes comme deuxième épouse. Une jeune dame à la recherche d’un mec idéal. La liste est encore longue, c’est sans doute pourquoi le film est fini avec la note « À suivre… »

Une invitation à aller voir le tome 2 et à suivre de prêt son réalisateur.

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2 réflexions sur “Waga Love

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