Publié par : Hortense ATIFUFU | décembre 16, 2008

L’art africain ne vise pas la représentation, l’imitation, ou la figuration mais la signification, la symbolique

L’art africain fait partie des origines de l’humanité. Il a traversé sans encombre les siècles d’histoires des civilisations.

 

La sculpture africaine n’a pas la prétention d’afficher la vanité de l’artiste occidental qui éprouve le besoin de signer son œuvre.

 

En Afrique l’œuvre d’art n’est pas la propriété du sculpteur, mais est l’expression d’une ethnie, d’un peuple, de l’humanité et de Dieu qui utilise la main de l’artiste pour déposer son étincelle divine dans l’esprit du profane.

 

Le continent africain abrite une grande variété de cultures dont chacune se caractérise par son langage, ses traditions et ses formes artistiques.

 

L’art africain reflète la richesse de l’histoire, de la philosophie, de la religion, des mythes, des cultures des sociétés de ce vaste continent. Il est porteur de l’âme de tout un continent.

 

L’art africain ne vise pas la représentation, l’imitation, ou la figuration mais la signification, la symbolique. Transgresser la forme au profit de son contenu, de son sens ou de ce qu’il exprime. Un art qui ne laisse pas indifférent ! Une technique, un savoir faire, une histoire transmise de générations en générations. La beauté de cet art vient de sa spécificité, de l’émotion qui s’en dégage. Une esthétique du domaine de l’indicible, du domaine du ressenti, de la sensation du choc qu’il provoque !

 

Les civilisations ont accordé la primauté à la fonction plus qu’à la forme et en particulier dans certaines ethnies. La beauté n’est-elle jamais recherchée pour elle-même ?

 

Aujourd’hui le défi pour les artistes africains est de savoir s’il faut garder l’authenticité ou épouser le canon occidental. Il est vrai que l’art africain au contact de l’école occidentale est en train de se « moderniser et de perdre de son originalité tant l’artiste africain voulant vivre de son art et ne trouvant de marché porteur chez lui est obligé d’imiter ce qui se fait ailleurs pour mieux attirer l’intérêt de l’occidental.

 

 Mais l’artiste africain a-t-il encore les moyens de conserver cette identité, de garder son originalité et de résister à la mondialisation ?

 

En tout cas la bataille risque d’être âpre car en l’absence d’un véritable marché de l’art en Afrique, l’artiste africain est obligé de se tourner vers un marché occidental.

 

 Dans ce cas, lui sera-t-il facile de garder le juste équilibre entre, d’un côté épouser le canon occidental et d’un autre côté conserver toute son originalité et son côté généreux qui font le charme et la différence ?

 

En tous les cas, les Etats africains gagneraient à mettre les moyens de préserver les identités locales en octroyant aux artistes l’espace nécessaire pour un plein épanouissement, en développant un véritable marché de l’art africain, en permettant une meilleure vulgarisation de cet art et en aidant surtout à la formation et à la promotion des jeunes artistes.

 

Ainsi répondait M. Kader SECK, Professeur d’éducation artistique plastique à ST. Louis du Sénégal aux questiosn de Mademoiselle Penda Ndiaye sur la définition de l’art africain et la préservation de son identité sans tomber dans l’isolement et l’excluision.

_______________________________________________________

 

 

Dans le prochain numéro, Melle ZANGRE .K. Bénédicte. Estelle, étudiante en année de licence en Arts  Plastiques à l’Université de Ouagadougou au Burkina Faso, présentera le point de vue de M ; SAWADOGO Raya professeur d’arts plastiques dans la même Université.

 

Rubrique animée par

Sidy SECK Conseiller en management et en entrepreneuriat culturels

 

Médiateur de l’Espace Ombres et Lumières (E.O.L.)

 

TEL : (221) 77 401 24 33 / (221) 366 93 26

 

E.MAIL : siidisekk@gmail.com

 


Répondre

Votre réponse :

Catégories